Etude de marché

1. Contexte économico-technique

Le renouveau du spatial, à travers l'appropriation de ce secteur par le marché privée, évolue fortement dans certains pays (example: SpaceX, PLD Space, etc...). La réussite du premier lancement de Electron de RocketLab en Janvier 2018 en est la preuve. De plus, la facilité d'accès à la miniaturisation de l'électronique a entraîné une forte croissance des nano et micro-satellites lancée parfois en même temps par dizaines (rideshare launches). Cette croissance est estimé à 17\% selon SpaceWorks entre 2018 et 2019. Ceci a engendré une forte demande de petits lanceurs low-cost et réutilisables. Cependant, ce marché possède peu d'acteurs à cet instant et est principalement institutionnel en Europe. 
L'ouverture de ce marché, peu occupé en Europe, laisse une opportunité à l'innovation mais surtout au développement de solutions permettant une démocratisation de l'espace rapide et fulgurante.
Ce secteur était jusqu'à maintenant largement occupé par les institutions étatiques tels que la NASA, l'ESA et plus récemment par les programmes spatiaux asiatiques encore en développement. 
Cependant la démocratisation de l'espace pourrait permettre un marché sans précédent, qui pour l'instant est estimé à environ 12 millions de euros par an. De plus, il est, en pleine expansion avec une augmentation estimé d'au moins 4 millions d'euros d'ici 2021.

2. Placement dans le marché européen

Parmi toutes les offres de lanceurs, Ad-Astra se placerait en tant que solutions amateur à bascoût et pour des micro- et nano-satellites. Se plaçant non pas en tant que concurrent mais encomplément des offres proposé par les grands firmes, Ad-Astra proposera une offre pour lesnano ou les micro-satellites voire les petits satellites.Le marché du spatial est en plein développement en Europe et dans le monde entier. Avec prèsde 35 000 emplois directs en Europe dont 15 000 en France, le secteur spatial européen s’estdoté d’une compétence industrielle capable de développer les applications spatiales nécessairesà l’Europe et compétitives à l’exportation. Mais cette industrie est fragile, dans un contexte deconcurrence très sévère sur des marchés mondiaux limités.

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Le panorama industriel est encore amené à évoluer, en particulier dans le domaine de la fabri-cation des satellites, aujourd’hui en crise : dans un marché mondial et hautement concurrentiel,et face à une offre américaine qui en représente à elle seule presque les deux tiers, l’ensembledes acteurs européens doit engager dans les meilleurs délais, l’adaptation nécessaire de leuroutil industriel. Nous allons donc décider de nous positionner en tant que nouvelle solution, seplaçant dans un marché assez spécifique, lancer des petits satellites avec une solution “open-source”, efficace et réutilisable (comparée aux plus grosses industries). De plus, ce marché esten pleine expansion avec la normalisation des CubeSats. Ils sont, pour la plupart, voués à êtrelancés en LEO3ou en SSO4.La liste des différents acteurs peut-être triés selon leurs types :

 

  • Les institutions sont force de propositions pour maintenir la France et l’Europe en tête dela compétition mondiale. Leurs objectifs sont d’élaborer le programme spatial européenen orientant les recherches dans le domaine aérospatial (formation de chercheurs etingénieurs) et en valorisant les recherches pour l’industrie nationale et européenne.

— ESA (Agence Spatiale Européenne) - EU

— CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) - FR

— CNRT (Centre national de recherche technologique) - FR

— ONERA (Office national d’études et recherches aérospatiales) - FR

 

  • Les industriels représentent le secteur privé spatial et sont très diversifiés allant des grandsmaîtres d’oeuvre, en général de grandes multinationales :

— EADS Astrium fabrique de satellites dans le peloton de tête de la compétition mon-diale.

— Thales Alenia Space, premier européen des solutions par satellites et acteur majeurdans le domaine de l’infrastructure orbitale.

— Safran, groupe international de haute technologie spécialisé dans la propulsion aé-ronautique et spatiale, les équipements aéronautiques, la défense et sécurité et lescommunications.jusqu’aux PME :

— (Alten, Altran. . . ), spécialisées dans l’étude, le développement, la réalisation, la com-mercialisation et la maintenance de tous programmes et matériels aéronautiques etspatiaux.

— Les systémiers, équipementiers : en charge de la conception, du développement et du maintien en opération du système spatial, les infrastructures, l’environnement, lesinterfaces avec le monde extérieur.

 

Elles sont réparties sur 3 pôles en France très compétitifs regroupant une forte partie des institutions et industries aéronautiques et spatiales :

  • ASTech (Paris-Région Ile-de-France) est le pôle leader français et européen dans le domaine de l’aviation d’affaires, du transport spatial, des motorisation et équipements. Il regroupe la majorité des emplois de R&D du secteur en France. Parmi les groupes et organisations présents dans le pôle, on peut citer : Dassault Aviation, Safran, Astrium,le CNES, ESA.
  • Aerospace Valley (Aquitaine et Midi-Pyrénées) est le premier bassin d’emplois européen dans le domaine de l’aéronautique, de l’espace et des systèmes embarqués réalisant 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Plus de 220 entreprises dont un nombre important de groupes internationaux : EADS, Freescale Semiconductors, Goodrich, Honeywell, Rockwell Collins, Siemens...
  • Pégase (Provence-Alpes-Côte-d’Azur), spécialisé dans les domaines de l’aéronautique et de l’espace, englobe plus de 250 compagnies qui génèrent un chiffre d’affaires plus de 5 milliards d’euros. 30% des emplois sont consacrés à la recherche.

Les acteurs publics sont très présents dans la recherche avec notamment l’ONERA, les CNRT ou encore le CNES qui participe activement aux programmes de l’agence spatiale européenne.Parmi les domaines d’excellence de la recherche française, on peut citer : la propulsion et lacombustion, les matériaux composites, l’aérodynamique, l’acoustique, les systèmes électroniqueset informatiques embarqués.Ainsi, il est envisagé de développer un maximum en interne (pour rendre les sources publiques) ou de se baser sur des projets open-source déjà existants. Cela permettra un développement rapide, efficace pour des premiers lancements (si les autorisations sont obtenues) d’ici 2028.

3. Clients potentiels

Les clients potentiels sont très diversifiés.

Entreprises :

  • Opérateurs de télécommunications
  • Satellites

Etats :

  • Laboratoire de recherche (expérience scientifique...)
  • EPICs

Organisations à but non lucratif :

  • Libre Space Foundation
  • Associations humanitaires

Particuliers :

  • Etudiants
  • Makers (FOSM)

Nous décidons donc de viser le public ayant très peu d’accès à l’espace ou un accès compliqué, mais aussi qui ne lancent que très rarement.

4. Financement & partenaires


Fédération - Open Space Makers est le cadre dans lequel est développé ce lanceur et aboutirait à l’ouverture des sources, excepté pour le moteur qui resterait en sources fermées. Le but de ce document est également de formaliser et documenter la démarche du projet pour servir de base à la recherche de financements.
Nous sommes actuellement en recherche d’autres financements.

5. Planification

Afin de pouvoir commencer rapidement, nous avons décider de planifier les différentes étapes nécessaires au prototypage du lanceur qui seront détaillés dans la partie Étude Détaillé. Voici les différentes phases par lesquelles passe le développement d’un lanceur :

1. Phase 0 : Identification des besoins / Analyse de mission

2. Phase A : Faisabilité

3. Phase B : Définition Préliminaire

4. Phase C : Définition Détaillé

5. Phase D : Production / Qualification au sol

6. Phase E : Utilisation / Opération

7. Phase F : Retrait du service

 

Ce document présente les phases 0, A et B. Le but étant de commencer à prototyper et faire les premiers essais pour fin 2020. Ainsi, la définition détaillé (Phase C) sera donc donné d’ici la. Il est présenté ci-dessous, une planification un premier développement de ce projet.

 

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